
Le statut de vendeur à domicile indépendant peut être exercé sous deux formes : mandataire ou acheteur-revendeur.
Dans les deux cas, vous êtes un travailleur indépendant, sans contrat de travail, lié à une entreprise de vente directe par un contrat écrit.
Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement général de cette activité, consultez notre guide sur le statut VDI.
La principale différence entre les deux contrats concerne la propriété des marchandises et la manière dont vous réalisez vos ventes.
Ces deux fonctionnements impliquent des responsabilités et des risques financiers différents.
Le VDI mandataire prend des commandes au nom et pour le compte de l'entreprise de vente directe. Celle-ci reste propriétaire des produits et vous transmettez les commandes de vos clients au fur et à mesure.
Votre rôle consiste principalement à présenter les produits, conseiller les particuliers et recueillir leurs commandes.
Voici les principales caractéristiques du contrat VDI mandataire :
Le principal avantage du statut VDI mandataire est de pouvoir démarrer une activité sans avancer d'argent pour constituer un stock.
C'est une formule particulièrement intéressante pour les personnes qui souhaitent découvrir la vente à domicile ou développer une activité complémentaire avec un risque financier limité.
Le VDI acheteur-revendeur fonctionne différemment. Il dispose d'un agrément de distribution et achète les produits directement auprès de l'entreprise avant de les proposer à ses clients.
Il réalise ensuite ses ventes avec ses propres bons de commande.
Ses principales caractéristiques sont les suivantes :
Le contrat VDI acheteur-revendeur offre davantage de liberté concernant la fixation des prix, mais demande aussi une gestion plus importante.
Il faut notamment être capable d'avancer de l'argent pour acheter les produits et accepter le risque de ne pas tout revendre.
Pour mieux visualiser les différences entre les deux contrats, voici un tableau comparatif des principaux critères à prendre en compte.

Les deux contrats présentent donc des différences importantes, notamment sur la rémunération et la gestion des produits.
Le contrat mandataire permet de vendre sans acheter de stock, tandis que le contrat acheteur-revendeur implique un investissement initial et une gestion commerciale plus autonome.
Pour aller plus loin sur les obligations fiscales et sociales, consultez notre guide VDI et Urssaf : déclaration, cotisations et impôts.
Le statut VDI et celui de micro-entrepreneur, également appelé auto-entrepreneur, sont deux dispositifs distincts.
Le VDI non immatriculé est assimilé à un salarié pour la Sécurité sociale. Ses cotisations sociales sont calculées et versées par l'entreprise de vente directe.
À l'inverse, le micro-entrepreneur déclare lui-même son chiffre d'affaires et règle ses cotisations sociales.
Il est possible d'exercer une activité de micro-entrepreneur dans un domaine et de devenir VDI en parallèle. Les deux activités restent distinctes et suivent leurs propres règles.
Le passage à l'immatriculation devient obligatoire lorsque les conditions réglementaires sont réunies, notamment lorsque les revenus du VDI dépassent 24 030 € bruts par an pendant trois années civiles consécutives.
Le vendeur doit alors s'immatriculer en fonction de son activité : comme agent commercial pour un mandataire ou comme commerçant pour un acheteur-revendeur.
Le statut VDI est principalement conçu pour la vente directe au domicile des particuliers, sur leur lieu de travail ou lors de réunions.
La vente sur les marchés, dans les salons et les foires, ainsi que la vente par téléphone ou sur internet, ne relève pas nécessairement du même cadre que le démarchage à domicile.
Les conditions d'exercice peuvent donc être différentes selon le canal de vente utilisé.
Avant de développer ces activités, prenez le temps de relire votre contrat et de vérifier auprès de l'entreprise les modalités autorisées.
Le choix entre un contrat VDI mandataire et un contrat acheteur-revendeur dépend avant tout de votre projet, de votre disponibilité et de votre capacité à prendre des risques financiers.
Pour vous aider à choisir, posez-vous quatre questions.
1. Pouvez-vous avancer de l'argent pour acheter du stock ?
Si vous ne souhaitez pas immobiliser de trésorerie dans des produits que vous n'êtes pas certain de revendre, le contrat mandataire est plus adapté.
2. Avez-vous le temps et l'espace nécessaires pour gérer les produits ?
Le contrat acheteur-revendeur peut demander davantage d'organisation pour gérer les stocks, les livraisons et les encaissements.
3. Souhaitez-vous fixer vos propres prix ?
Si vous préférez appliquer les tarifs définis par l'entreprise, le contrat mandataire est plus simple. Si vous souhaitez davantage de liberté sur vos prix, le contrat acheteur-revendeur peut être intéressant.
4. Cherchez-vous un complément de revenu ou une activité principale à terme ?
Pour démarrer progressivement et tester une activité de vente directe, le contrat mandataire est généralement plus simple à mettre en place.
Dans tous les cas, prenez le temps de vérifier les conditions du contrat, les modalités de rémunération et le sérieux de l'entreprise avant de vous engager.
Vous pouvez également consulter nos 8 critères pour repérer une offre sérieuse dans la vente à domicile.
Chez L'Expert du Matelas, les conseillers en literie exercent sous contrat [À COMPLÉTER : mandataire / acheteur-revendeur, et pourquoi ce choix].
L'entreprise propose aux particuliers de découvrir le surmatelas Topper Aubois, fabriqué en France, directement chez eux.
Le rôle du conseiller ne consiste pas simplement à présenter un produit. Il se rend au domicile du client, échange avec lui sur ses habitudes de sommeil et ses éventuelles douleurs, puis lui permet de tester le surmatelas dans son propre lit.
L'approche repose avant tout sur le conseil et l'expérience du produit.
Vous souhaitez découvrir plus concrètement cette activité ? Retrouvez notre article Conseiller literie à domicile : le métier au quotidien.
Le VDI mandataire prend des commandes au nom de l'entreprise, sans acheter de stock. Il perçoit des commissions sur les ventes réalisées.
Le VDI acheteur-revendeur achète les produits à l'entreprise avant de les revendre à ses clients. Sa rémunération repose sur la marge commerciale réalisée.
Le contrat VDI mandataire présente généralement moins de risques financiers, car vous n'avez pas besoin d'acheter de marchandises pour exercer votre activité.
L'entreprise reste propriétaire du stock et gère le plus souvent les livraisons et les encaissements.
Les commissions du VDI mandataire relèvent des bénéfices non commerciaux (BNC). Dans le cadre du régime micro-BNC, un abattement forfaitaire de 34 % est appliqué pour les frais professionnels.
Oui. Il est possible de cumuler une activité de VDI avec une activité de micro-entrepreneur, à condition de respecter les règles propres à chaque activité.
Les revenus et les obligations déclaratives restent distincts selon le statut exercé.
L'immatriculation devient obligatoire lorsque les conditions prévues par la réglementation sont réunies, notamment après trois années civiles consécutives au-dessus de 24 030 € de rémunération brute annuelle.
Le VDI mandataire s'immatricule alors au registre spécial des agents commerciaux (RSAC), tandis que le VDI acheteur-revendeur relève du registre du commerce (RCS).
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