
Tant que vous n'êtes pas immatriculé, vous êtes assimilé à un salarié pour la Sécurité sociale. Concrètement, c'est l'entreprise de vente directe qui se charge de déclarer et de verser vos cotisations sociales à l'Urssaf, chaque trimestre.
Une partie de ces cotisations est directement retenue sur votre rémunération. L'entreprise vous remet ensuite un bulletin de précompte trimestriel. Ce document récapitule les sommes versées ainsi que les cotisations sociales prélevées.
Pensez à bien conserver chaque bulletin de précompte : il pourra vous être utile pour votre déclaration fiscale et, si vous êtes demandeur d'emploi, dans vos démarches auprès de France Travail.
En tant que VDI, votre principale obligation reste donc de déclarer vos revenus aux impôts et de suivre l'évolution des seuils applicables à votre activité.
Les cotisations sociales d'un vendeur à domicile indépendant sont calculées en fonction de sa rémunération brute par trimestre. Le montant varie selon la tranche de revenus atteinte :
Ces montants sont susceptibles d'être revalorisés. Le détail des assiettes forfaitaires et des modalités de calcul est disponible sur la fiche officielle Service Public Entreprendre.
Les cotisations sociales versées permettent de bénéficier de droits auprès du régime général de la Sécurité sociale, notamment pour :
En revanche, elles ne donnent pas droit à l'assurance chômage ni à la retraite complémentaire.
Le statut de vendeur à domicile indépendant peut évoluer lorsque l'activité génère des revenus importants sur plusieurs années.
L'immatriculation devient obligatoire lorsque deux conditions sont réunies :
L'immatriculation intervient à partir du 1er janvier suivant ces trois années d'activité. Elle s'effectue sur le guichet des formalités des entreprises :
Vous relevez alors du régime des travailleurs non salariés.
À noter : si votre rémunération passe sous le seuil au cours d'une année, le décompte des trois années consécutives repart.
Pour une activité VDI exercée en complément d'un autre revenu, ce seuil est rarement atteint.
Même si l'entreprise prend en charge les cotisations sociales auprès de l'Urssaf, vous devez déclarer vos revenus de VDI chaque année aux impôts.
Sur le plan fiscal, les revenus sont imposés à l'impôt sur le revenu dans une catégorie qui dépend de votre contrat.
Si vous exercez en tant que VDI mandataire, vous percevez des commissions sur les ventes réalisées.
Ces revenus sont considérés comme des bénéfices non commerciaux (BNC). Un abattement forfaitaire de 34 % est appliqué au titre des frais professionnels.
Si vous exercez en tant que VDI acheteur-revendeur, vous achetez des produits pour les revendre. Votre rémunération correspond à la marge réalisée.
Ces revenus relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), avec un abattement forfaitaire de 71 %.
Dans les deux cas, vous devez reporter le montant brut de vos revenus sur votre déclaration annuelle, dans la partie consacrée aux revenus des professions non salariées, via la déclaration complémentaire 2042-C-PRO.
L'administration fiscale applique ensuite l'abattement correspondant à votre activité.
Si vous avez un doute sur la catégorie ou la case à renseigner, contactez votre service des impôts.
Pour mieux comprendre les différences entre les deux contrats, consultez notre guide : VDI mandataire ou acheteur-revendeur : que choisir ?.
Au-delà des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu, d'autres règles peuvent concerner votre activité de vendeur à domicile indépendant.
Vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA tant que votre chiffre d'affaires de l'année précédente reste inférieur aux seuils suivants :
Lorsque vous bénéficiez de cette franchise, vos documents commerciaux comportent une mention indiquant que la TVA n'est pas applicable.
Depuis le 1er septembre 2026, la mention de référence renvoie au code des impositions sur les biens et services. L'ancienne mention reste tolérée jusqu'au 31 décembre 2027.
La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local qui peut concerner les travailleurs indépendants.
Pour les VDI, elle n'est due que lorsque la rémunération brute annuelle dépasse 7 930 €. En dessous de ce seuil, vous n'êtes pas concerné.
Le statut de VDI n'impose pas de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle.
Il reste toutefois important de vérifier les garanties prévues par l'entreprise de vente directe, notamment pour les démonstrations à domicile.
Pensez également à contacter votre assureur pour vérifier que votre contrat couvre bien votre activité, en particulier si vous utilisez votre véhicule pour vos déplacements professionnels.
Même si une partie des formalités est gérée par l'entreprise, certaines démarches restent à votre charge tout au long de l'année.
Voici les principales échéances à connaître :
Si vous percevez des allocations chômage ou d'autres aides, les règles de cumul et de déclaration peuvent être différentes selon votre situation.
Retrouvez les explications dans notre article : VDI et chômage, retraite ou salariat : quelles règles de cumul ?.
Comme toute entreprise de vente directe, L'Expert du Matelas prend en charge les déclarations et le versement des cotisations sociales de ses conseillers VDI auprès de l'Urssaf.
Chaque conseiller reçoit également son bulletin de précompte trimestriel, qui récapitule sa rémunération et les cotisations retenues.
Vous pouvez ainsi retrouver les informations essentielles concernant votre activité et les sommes déclarées.
Cet article constitue une information générale et ne remplace pas un conseil fiscal personnalisé. Pour connaître les règles applicables à votre situation, adressez-vous à l'Urssaf ou à votre service des impôts.
Tant qu'il n'est pas immatriculé, c'est l'entreprise de vente directe qui déclare et verse les cotisations sociales à l'Urssaf chaque trimestre. Le VDI reçoit un bulletin de précompte qui récapitule sa rémunération et les cotisations retenues.
Le montant dépend de la rémunération brute perçue au cours du trimestre. En dessous de 660 €, aucune cotisation n'est due. Entre 660 € et 1 760 €, un forfait de 20 € ou de 59 € s'applique. Au-delà, les cotisations sont calculées sur une assiette forfaitaire, puis sur le revenu réel à partir de 5 940 €.
Les revenus doivent être déclarés chaque année sur la déclaration complémentaire 2042-C-PRO. Ils relèvent des BNC pour un VDI mandataire, avec un abattement de 34 %, ou des BIC pour un VDI acheteur-revendeur, avec un abattement de 71 %.
La cotisation foncière des entreprises est due lorsque la rémunération brute annuelle du VDI dépasse 7 930 €. En dessous de ce seuil, il n'est pas redevable de la CFE.
Un VDI peut bénéficier de la franchise en base de TVA tant que son chiffre d'affaires de l'année précédente reste inférieur à 37 500 € pour un mandataire ou à 85 000 € pour un acheteur-revendeur.
L'immatriculation devient obligatoire après trois années civiles consécutives au cours desquelles la rémunération brute annuelle dépasse 24 030 €. Elle intervient à partir du 1er janvier suivant ces trois années.
Vous souhaitez devenir vendeur à domicile indépendant et mieux comprendre les formalités liées à votre activité ?
Nicolas peut vous renseigner sur le fonctionnement des déclarations et les documents transmis aux conseillers de L'Expert du Matelas.
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